Carmel-de-Laval


Sainte Elisabeth de la Trinité


Retraite de Carême avec Sainte Elisabeth de la Trinité

 

"Je veux être sainte, sainte pour faire son bonheur.
Demandez-Lui que je ne vive plus que d’amour, c’est ma vocation."

TEASER Elisabeth de la Trinité : “Ne sois pas une âme banale”

Ce documentaire nourrit notre réflexion sur la place des saints et l’aide concrète qu’ils apportent à notre vie spirituelle :
- Qu’est-ce qu’un saint ? Pourquoi et comment une canonisation ? Elisabeth, modèle à imiter ou compagne de route et amie ? …
- Comment son chemin spirituel peut-il nous aider au quotidien ? Que nous dit-elle sur le bonheur ? Comment ne pas être une âme banale ? Comment vivre avec la souffrance ? …
Ce documentaire éveille un ardent désir de cheminer avec Elisabeth sur cette voie d’intériorité simple et vraie dont notre monde contemporain a tellement soif.
Intervenants : Monseigneur Minnerath, archevêque de Dijon. Sœurs Claire-Marie, Lucie et Bénédicte du Carmel de Flavignerot. Père Sangalli, vice-postulateur de la cause en canonisation. Père Card et Père Févotte du diocèse de Dijon. Fleur Nabert, sculpteur de la satue d’Elisabeth. Marie-Paul Stevens, miraculée. Sarah Bertholon, comédienne.
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Présentation d’Elisabeth de la Trinité

Diaporama réalisé par les carmel de Bourges

Moins connue peut-être que la Petite Thérèse de Lisieux, Elisabeth aura pourtant marqué toute une génération de prêtres et sa prière à la Trinité s’est diffusée largement. Pour nous encore aujourd’hui, elle a un message fort que l’Eglise et le pape François en la canonisant souhaitent communiquer à tous.


Quelques repères biographiques


Née le 18 Juillet 1880, elle meurt le 9 Novembre 1906. Sa courte vie -26 ans-aura été comme une flèche de feu pour rejoindre Celui qu’elle avait tant cherché. Passionnée de Dieu à qui elle avait remis toute sa vie, elle n’aura eu de cesse de répondre avec passion à ce " trop grand amour", vouant à son "Maître" toutes les énergies de son être, son âme, sa force, son cœur.
Douée d’une volonté peu commune, Elisabeth enfant aura à combattre un tempérament fougueux, canalisant ses énergies pour en faire un tremplin au service de son unique amour, le Christ.


Sa première communion marque à ce niveau un tournant majeur. Elle se découvre habitée et nourrie par Celui qui se donne entièrement à elle et à qui elle va en retour se donner avec toute la passion dont son être est capable. D’abord dans le monde, puisqu’elle mène en tout la vie des jeunes filles de son temps, ayant un don particulier pour tisser des liens d’amitié, ayant aussi l’attrait pour la beauté, avec un talent particulier pour la musique (à 13 ans, elle reçoit le premier prix de piano).
Déjà elle rayonne de cette amitié avec le Christ, qu’elle entretient en son intérieur. Mais alors que dès l’âge de 14 ans elle se sent poussée à faire le don total d’elle-même à Jésus par un vœu de virginité, et que peu de temps après elle entend l’appel à entrer au Carmel, Elisabeth connaîtra l’épreuve de devoir patienter jusqu’à sa majorité. Sa mère en effet, devenue veuve 4 ans après la naissance d’Elisabeth, et 2ans après celle de sa jeune sœur Marguerite, mettra du temps à accepter la vocation d’Elisabeth qui aspire à une vie de prière incessante pour être avec Celui qu’elle aime, et pour rapprocher l’humanité de Dieu. Elle sentira se creuser en elle cette soif d’absolu qui la consume déjà.


Le postulat, première étape tant attendue de sa vie de carmélite la comble de bonheur, avec cette vie à la fois austère dans la prière et la pauvreté, qu’éclairent la Présence de Dieu et la vie communautaire dans la simplicité et la joie.
Puis vient l’année du noviciat, qui sera plus difficile, au terme de laquelle elle prononce ses vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, le 11 janvier 1903. Elle est devenue "épouse du Christ". Saint Paul nourrit sa prière et sa méditation de façon privilégiée, lui inspirant l’appel à devenir, "Louange de gloire" de Dieu, de Celui "qui nous a trop aimés". Elle signera désormais de ce nom qui devient toute sa vie, "Laudem Gloriae".


"Etre enraciné et fondé en l’amour : telle est, me semble-t-il, la condition pour remplir dignement son office de Laudem gloriae. L’âme qui pénètre et qui demeure en ces « profondeurs de Dieu » chantées par le roi-prophète, qui fait par conséquent tout « en Lui, avec Lui, par Lui, et pour Lui », avec cette limpidité du regard qui lui donne une certaine ressemblance avec l’Etre simple - cette âme par chacun de ses mouvements, de ses aspirations, comme par chacun de ses actes, quelques ordinaires qu’ils soient, « s’enracine » plus profondément en Celui qu’elle aime. Tout en elle rend hommage au Dieu trois fois saint : elle est pour ainsi dire un Sanctus perpétuel, une louange de gloire incessante !..." Dernière Retraite


Dès février 1905 apparaissent les premiers symptômes de la maladie d’Addison, alors incurable. En 1906 elle connaîtra une longue agonie de 9 mois qui achèvera de la configurer à Jésus, son Amour Crucifié. Au milieu de grandes souffrances elle exprime encore sa joie d’aimer et de s’offrir. Ses derniers mots avant de mourir le 9 Novembre 1906 seront : "je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie."


Sa trajectoire sur la terre a marqué fortement son entourage, et rapidement son message et sa vie sont diffusés. Le 25 novembre 1984 elle est béatifiée par le Pape Jean-Paul II, et ce 16 octobre 2016 elle sera canonisée par le Pape François. Le miracle qui a permis d’ouvrir le procès de la canonisation est la guérison inexpliquée d’une jeune femme belge de 39 ans, qui souffrait beaucoup depuis son adolescence en raison d’une maladie orpheline ; Elisabeth l’avait soutenue dans la prière et elle venait la remercier au carmel de Dijon, "avant de mourir".... elle ressent alors la disparition des symptômes et quelques mois plus tard fera 350 kms à pied en pèlerinage pour rendre grâce…Il faudra quelques années pour que ce signe soit officiellement reconnu par l’Eglise comme effet de l’intercession d’Elisabeth de la Trinité.


Message d’Elisabeth en quelques pistes pour aujourd’hui :


• La radicalité de sa réponse, non dans les demi-mesures, est un exemple pour aujourd’hui ; à l’heure où l’engagement est mis à mal, Elisabeth a beaucoup à nous enseigner, elle qui ne s’est rien réservé dans le don d’elle-même, pas même à l’heure de la souffrance qui est venue la purifier. Son amour du Christ est devenu tel, que c’était pour elle une joie de pouvoir en donner la preuve en suivant son "Epoux Crucifié", jusqu’au bout de l’épreuve. Lui rendre "amour pour amour", tel était son désir.


• Un défi pour aujourd’hui, à l’ère du numérique, dans un monde qui tend à nous entrainer à l’éclatement, dans une certaine dépersonnalisation ! Pour nous entraîner sur le chemin de l’unification de notre être, Elisabeth a aussi et surtout le don de nous inviter au silence, à l’intériorité, pour aller à la rencontre de Celui qui nous habite et nous attend, qui nous aime d’un Amour infini et nous invite à l’union avec Lui, le Dieu Trinité. "Mes Trois, mon Tout", ainsi les appelle-t-elle familièrement...Cela ne l’empêche pas d’avoir une conscience aigüe de l’immensité de Dieu, de la distance qui nous sépare de Lui. Là est précisément le Mystère qui nous habite, chacun, au cœur, nous rappelle Elisabeth ; l’abîme de notre misère appelle l’abîme de sa Miséricorde"... La Carmélite de Dijon veut nous aider à réaliser la Rencontre avec le "Dieu tout Amour", celle à laquelle dès cette vie nous sommes appelés, et qui fera notre bonheur pour l’éternité ; c’est ainsi qu’elle considère sa mission à notre égard.


"Il me semble qu’au Ciel, ma mission sera d’attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer en Lui-même."(LT du 28 Octobre 1906)


• Aujourd’hui comme toujours, l’homme cherche le vrai bonheur...Alors que l’on parle tant d’épanouissement et d’accomplissement de soi, Elisabeth nous donne une autre clé pour atteindre le bonheur auquel tout être aspire ...En tout, aimer Dieu qui nous aime à la folie (et savoir Le reconnaître et l’aimer en tout ce qui se présente à nous : personne, événement etc, le considérant comme "un sacrement" qui nous donne Dieu) et ainsi "Aller à tout avec Lui".


Elisabeth à plusieurs reprises dans ses écrits nous parle ainsi d’un secret, son secret... croire "à l’amour que Dieu a eu pour elle", personnellement, et y répondre, en s’oubliant elle-même, Lui ressembler enfin. C’est le Secret du bonheur qu’elle rayonne de plus en plus et qu’elle ne cesse de nous murmurer encore aujourd’hui..

Ses écrits :

- ses 346 lettres conservées, montrant une Elisabeth très humaine, proche de ses correspondants, les accompagnant dans le réel et le concret de leur vie. Elle les incite à s’ouvrir à cet Amour de Dieu qui l’envahit et auquel elle se livre.
- ses poésies
- son journal
- ses Traités Spirituels : Il s’agit de quatre textes écrits dans les derniers mois de sa vie :
"Le Ciel dans la Foi", "La Dernière Retraite", "La Grandeur de notre Vocation", et "Laisse-toi Aimer".
- Sa prière, O mon Dieu Trinité que j’adore : trouvée dans ses papiers après sa mort, elle est aujourd’hui traduite en plus de cinquante langues… et a fait le tour du monde


Pour aller plus loin : http://www.elisabeth-dijon.org

Il est si jaloux de la beauté de ton âme…
Ce n’est que cela qu’Il vise.
La souffrance unit à Lui d’un lien plus fort.
Crois bien que dans son amour Il a ses desseins sur toi, et que s’Il te demande tant de sacrifices c’est pour te donner beaucoup.
Si tu sens de la glace tomber sur ton cœur, va te réchauffer près de Celui-là qui est un foyer d’amour et qui ne fait du vide que pour tout remplir !
Plus on donne à Dieu, plus Il se donne aussi.

Fêtée le 8 novembre, Prier avec l’icône d’Elisabeth de la Trinité

Visiter le site du Carmel de Flavignerot-Dijon

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Livret réalisé pour une profession au carmel de Laval